Qu'ils soient rouges ou rosés, rivalisant avec les vins de Fronton ou
de Gaillac largement représentés sur les tables toulousaines, les vins du
Languedoc figurent en bonne place dans les cartes des restaurateurs de la Ville
rose. C'est notamment le cas du Château Tourril qui, malgré sa provenance
minervoise, a quelque chose de toulousain. En effet, derrière les étiquettes
Château Tourril, se cache un Toulousain passionné, « un ancien » d'Airbus? C'est
en 1998 qu'Ortwin Kandler décide de s'associer à Philippe Espeluque, pour
racheter un vignoble de 15 hectares, situé dans le Minervois, sur les terres
audoises de Roubia, tout près du canal du Midi. Portés par une profonde envie de
faire leur propre vin, les deux copropriétaires ont su apporter les
modifications nécessaires pour produire et mettre en bouteille leur Château
Tourril, classé en AOC. Une renaissance car, avant leur arrivée, la production
ne connaissait qu'un seul chemin, celui de la coopérative ! Depuis, ces vins
présentés comme « festifs et faciles à boire », sont gratifiés par de nombreuses
médailles. Parmi les plus récentes, en 200, plusieurs récompenses lui ont été
attribuées lors du Concours Mondial de Bruxelles, son rosé a décroché une
médaille d'argent au Mondial du Rosé à Cannes, puis a été sélectionné dans le
Guide Hachette 2 008. Plus récemment, courant mai, le jury du Concours des
?nologues des Grands Vins du Languedoc a octroyé une médaille de bronze à la «
Cuvée des trois Lesses » 2007, 100 % Carignan (issu d'une sélection manuelle des
meilleures grappes).
Depuis 2006, André Martinez, issu de deux générations de viticulteurs s'est
vu confier les clés du Château Tourril en tant que régisseur : c'est là qu'il
travaille la vigne, vinifie, assemble les cépages élève les vins et met en
bouteille. Petit-fils du fondateur d'une cave coopérative, fils d'un exploitant
d'un domaine viticole de 60 hectares, il est à son tour le père d'un ?nologue
installée en région toulousaine.